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AccueilApprendre le BIMLeçon 05: Méthodologies de partage des données BIM

Leçon 05: Méthodologies de partage des données BIM

Les logiciels BIM sont capables de partager peu ou beaucoup des informations disponibles dans plusieurs domaines de l’industrie. Le logiciel BIM optimal devrait avoir l’habilité d’afficher, calculer et partager toutes les données nécessaires entre les disciplines sans pertes ou conflits de flux de travail. Cette habilité, ou ce manque d’habilité, est fonction de la technologie utilisée, des processus déployés et des parties (knowledge workers ou travailleurs du savoir) impliquées.


Cette leçon est également disponible dans d'autres langues. veuillez vous rendre sur http://www.bimthinkspace.com/translations.html afin de consulter la liste des épisodes disponibles dans une langue.

La version française continue ci-dessous. 


En assumant que chaque domaine (secteur d’industrie: Architecture, Ingénierie ou Construction) utilise un logiciel BIM différent, le partage des données entre ces industries peut revêtir plusieurs formes: 

Echange de données: Chaque logiciel BIM conserve son intégrité mais exporte certaines de ses données “partageables" dans un format que les autres logiciels BIM peuvent importer et calculer (pensez par exemple aux XML, CVS, ou DGN). Cette méthode est sans doute la méthode de partage de données primaire et souffre du plus haut taux de perte involontaire de données. La perte de données signifie ici le total des données qui ne peuvent pas être partagées comparé à la somme des données disponibles dans le modèle BIM. Toutefois toutes les données ne doivent pas forcément toujours être partagées entre les logiciels BIM. Un échange partiel de données (par opposition à une perte de données involontaire) peut être une méthode volontaire et très efficace de partager des données.

Interopérabilité des données: L’interopérabilité peut revêtir plusieurs formes ; celle discutée ici est simplement un exemple. On assume ici l’interopérabilité entre données basées sur un fichier (et pas l’interopérabilité basée sur un serveur), un des scénarios démontré pour cette méthodologie de partage de données est le suivant : Le Logiciel BIM 1 produit un modèle BIM Interopérable qui sera importé dans le Logiciel BIM 2 où il sera modifié et ensuite exporté vers le modèle BIM v2 (version 2) qui sera importé dans le Logiciel BIM 3 où il sera modifié et ensuite exporté vers le modèle BIM v3 qui sera importé… La quantité de données perdues/gagnées entre les logiciels BIM, les modèles et les versions de modèle dépend des capacités d’importer/exporter des logiciels BIM et du schéma d’interopérabilité lui-même (pensez aux IFC ou CIS/2 par exemple). Un des principaux défauts de cette interopérabilité basé sur des fichiers est la linéarité du flux de travail; l’inhabilité de permettre le partage simultané des changements entre les disciplines. 

Fédération des données: La Connexion ou liaison de fichiers est un bon exemple de fédération de données: Les données contenues dans un modèle BIM sont connectées ou liées aux données d’un autre modèle. Les fichiers ne sont ni importées ni exportées mais les logiciels BIM peuvent lire et calculer les données incorporées dans les fichiers liés. La quantité de données perdues dépend de la quantité de données lisibles et calculables. Les Modèles Référencés sont également un autre exemple de fédération de données BIM. Les modèles référencés sont des modèles uniques ou fédérés qui hébergent des liens vers des référentiels de données externes; tout comme un hyperlien sur une page internet. Un exemple de cela serait un bâtiment virtuel avec une référence d’un objet fenêtre : les valeurs des informations détaillées au-delà des paramètres de base ne sont pas enregistrées dans le modèle BIM mais sont accessibles via un référentiel de données lorsque nécessaire (ex: coût de la fenêtre en temps réel, disponibilité, manuel d’installation, programme de maintenance). 

Intégration des données: Le terme intégration peut être compris de plusieurs façons y compris l’habilité basique d’échanger des données entre des solutions logicielles. Dans un contexte BIM, une base de données intégrée signifie l’habilité de partager les informations entre les différents secteurs de l’industrie en utilisant un modèle commun. Les données partageables d’un modèle BIM peuvent être architecturales, analytiques (ingénierie) ou de gestion ainsi que la conception, le coût ou les normes (se référer à la Leçon 4). Ce qui est important dans un modèle BIM intégré est qu’il héberge les informations interdisciplinaires leur permettant d’interagir les unes avec les autres dans un cadre informatique unique. Aujourd’hui peu, voire même aucun, de logiciels BIM sont capables d’intégrer les données et processus nécessaires à la réalisation d’un modèle intégré (un modèle d’un ensemble de données est une interprétation par laquelle elles sont toutes vraies).  

Partage hybride de données: Une combinaison de plusieurs formes de partage discutées ci-dessus. La plupart des logiciels BIM, propriétaires ou non, coordonnent les informations multidisciplinaires générées par le secteur AEC au travers d’une combinaison hybride de partage des informations. 

Figure 5.1: Formes de partage des Informations

 

La prochaine leçon va traiter de la compréhension systématique ou méthodique du BIM

Leçon 06: Une compréhension systématique du BIM

 

Traduit par Patrick Riedo

Publié le 04/10/2015

L'Episode original en anglais, intitulé "BIM data sharing methodologies", est disponible sur le site de BIM ThinkSpace http://www.bimthinkspace.com/2006/02/the_bim_episode.html

 

 

 

 

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